« Chocs émotionnels de la mère et suicides d'adolescents »

- Boris Cyrulnik, neuropsychiatre -

2010, Neurosciences : Imagerie de cerveaux fœtaux

 

Neuropsychiatre Boris Cyrulnik : « chocs émotionnels vécus par la mère au cours du dernier trimestre de grossesse et... suicides de leurs enfants devenus adolescents ». Ces chocs laissent une trace PHYSIQUE que les imageries des cerveaux de fœtus mettent en évidence ». « Les connexions neuronales ne seront plus jamais les mêmes... »


Voici les paroles d'un neuro-psychiatre et psychiatre français bien connu, Boris Cyrulnik. Son intervention radiophonique portait ce jour-là de 2010 sur le thème de « la vanité de vouloir TOUT expliquer par UNE SEULE cause ». C'est rarement aussi simpliste.

Il illustre ses dires à partir des tendances suicidaires ~savamment~ expliquées selon les époques : possession démoniaque au Moyen-Âge, mauvais œil, folie au XIX° siècle... (Le document d'origine hébergé en audio chez France-Info ne semble malheureusement plus disponible. Retranscription § plus loin).
Certaines phrases de ce grand spécialiste du comportement humain auraient parfaitement pu avoir été prononcées lors d'un cours ordinaire de Somatopathie... Rectification : certaines phrases SONT prononcées depuis longtemps en cours ordinaires de Somatopathie !
Ces convergences particulièrement 'intéressantes' sont colorées en rouge :

Retranscription : « (…) (...) Actuellement, avec le développement des neurosciences, on explique les conduites suicidaires d'une autre manière : lorsqu'il y a une défaillance affective précoce, dernière semaine de la grossesse / 1er mois de la vie, certaines zones du cerveau ne sont pas stimulées. Le siège neurologique des émotions n'étant pas stimulé, il n'a pas pu apprendre à contrôler l'émotion. Ce qui fait que lorsque cette privation affective très précoce - de fin de grossesse et des premiers mois - a altéré le fonctionnement cérébral, lorsqu'arrive une émotion de la vie - banale pour quelqu'un qui a été bien sécurisé dans sa petite enfance – elle est une information insupportable. Insupportable pour quelqu'un qui n'a pas été bien sécurisé dans sa petite enfance. Il peut alors passer à l'acte très facilement sous forme de délinquance, sous forme d'agression de l'autre ou sous forme d'assassinat de soi. Dans ce raisonnement il y a l'association d'une donnée neurologique, affective ET culturelle ».

Marie-Odile Montchicourt (de France-Info) : « Cette nouvelle compréhension n'est-elle pas un tournant culturel ? ».

« (…) On considère en effet un nouveau paradigme - mot à la mode - ou plus simplement : '' UN NOUVEAU CADRE CONCEPTUEL ''. C'est-à-dire qu'en intégrant les données de la neurologie, de l'affection, de la psychanalyse, de la sociologie, on comprend le phénomène du suicide. Si l'on n'a qu'une seule explication par une seule cause (le péché, le mauvais œil, la mauvaise qualité cérébrale) on ne comprend rien au suicide ! (...)

C'est l'épigenèse, c'est-à-dire le façonnement précoce du cerveau par les CONTRAINTES AFFECTIVES du milieu. (…) Défaillance précoce du milieu comme : le malheur maternel, la maladie, la mort, la précarité sociale, la guerre, tout ce qui altère la 'niche sensorielle' qui entoure un enfant provoque l'acquisition d'une vulnérabilité cérébrale. (…) à l'adolescence, à l'âge des prises de risques, la vulnérabilité se dévoile et l'enfant, l'adolescent, ne peut pas contrôler l'émotion extrême.

Fin ». 

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« Le façonnement précoce du cerveau par les contraintes affectives du milieu » ! ! ! ! « les contraintes affectives » ! ! ! !

Nous savons depuis toujours que nos perceptions tactiles ne sont ni idéologiques ni... hallucinatoires. Sinon, comment cela pourrait-il déboucher sur des applications pratiques ? Sur des applications pratiques ET spectaculaires ?! C'est encore mieux pour converser un moment avec les théoriciens et les sceptiques que d'avoir au moins une amorce de preuve scientifique...

Selon Boris Cyrulnik, les neurosciences démontreraient donc des modifications structurelles du cerveau par des « contraintes affectives du milieu ».

Les neurosciences démontreraient également l'impact de l'environnement émotionnel subit par le cerveau de l'enfant avant sa naissance ! AVANT sa naissance ! ! Les ~ experts ~ qui ont soutenu et enseigné - jusqu'en 1982 quand même - que les bébés étaient incapables de ressentir la douleur physique et pouvaient donc être opérés sans anesthésie vont sans doute en tomber de leur chaise (roulante) en découvrant que les fœtus 'souffrent' également in utero pour des raisons environnementales émotionnelles !

En effet, que les petits-humains-en-cours-de-fabrication perçoivent, 'au plus profond de leurs fibres', l'environnement émotionnel familial au point d'en être physiquement et comportementalement perturbés, la Somatopathie est, depuis près de 18 ans, 100% d'accord avec cela. Rien de vraiment très surprenant en vérité : nos émotions sont (trans)portées par des hormones et les échanges hormonaux° maman-bébé sont permanents... Seul le contraire serait vraiment très très... très surprenant !

° On peut supposer qu'il n'y a pas que cela. Les hormones n'expliquent pas tout, en particulier dans les stades ultra-précoces de l'embryogenèse (où par définition il n'y a pas encore de tissus ou d'organe pouvant secréter ou 'interpréter' quoi que ce soit). Là aussi, pas d'explication simple et unique pour tout ! Les Neuro-Sciences, si utiles pour M. Cyrulnik lors des derniers mois de grossesse, ne nous seront d'aucune utilité sur ce 'coup-là'. La Médecine Quantique un jour peut-être... Mais c'est une autre histoire...

 

En attendant - le grand jour de l'explication scientifique irréfutée car irréfutable - on sait déjà comment s'y prendre et donc on fait...

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